Charlevoix par la voie des rails parallèles

Par Denis Plamondon

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Je n’allais pas décliner si belle invitation : Partir à la reconnaissance des abords du fleuve St-Laurent entre Québec et La Malbaie à bord du Train du Massif de Charlevoix. La société que gère le Groupe du Massif Inc. avait réservé  un wagon spécial pour des planificateurs d’événements  de Québec et Montréal afin de nous faire vivre une expérience exceptionnelle et nous faire découvrir des paysages époustouflants. La beauté légendaire de Charlevoix exhibe ainsi ses trésors fabuleux et ses spectaculaires décors inaccessibles autrement que par la voie ferrée. Le voyage s’anime dès notre arrivée au pied de la retentissante Chute Montmorency pour ensuite progresser le long de l’Île d’Orléans, le cap Tourmente, la Côte de Beaupré, Petite Rivière Saint-François et, entre fleuve et montagnes, la Baie St-Paul et Pointe au Pic. Cette balade inopinée entraîne les voyageurs dans une infinie kyrielle de tableaux multicolores qui se modulent au gré de la lumière, du mouvement et des perspectives insoupçonnées.

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Centre d'Accueil du Parc de la Chute Montmorency

Le départ

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Malgré la quiétude qui m’habite ce matin-là, j’ai hâte d’arriver sur les lieux de départ de cette excursion singulière et de stationner ma voiture tout près du bâtiment d’accueil au Parc de la Chute Montmorency.  La structure de verre et de métal donne une vue prenante sur la cascade haute de 83 mètres. Je cherche notre hôte qui me refile avec enthousiasme les billets aller-retour pour monter à bord du convoi migrateur. La salle est bondée. Pendant que les plus réveillés dissimulent mal un sourire espiègle et contagieux, les autres pèlerins refoulent en silence leur entrain derrière une mine ensommeillée ou obnubilée.  La présence d’une effigie plus grande que nature du Bonhomme Carnaval rappelle que l’endroit reste ouvert à l’année et que l’hiver offre aux visiteurs acclimatés ses féeries saisonnières.  Cette année, le train du Massif amènera les skieurs et les amoureux de sports d’hiver à la Petite Rivière Saint-François. Je rêve déjà d’y revenir.

Je profite de quelques moments de grâce avant l’embarquement pour sortir et prendre l’air. Une fine bruine effraie les plus frileux qui préfèrent s’entasser dans l’atrium, alors que la fraîcheur de l’automne me réchauffe le cœur à tout coup. J’ai toujours aimé regarder des chutes quelle que soit la grandeur et de m’inonder de cet univers sonore qui m’enivre, mais je dois vous l’avouer, l’actuelle avalanche hydraulique à grand débit qui déferle devant moi m’impressionne à plus d’un égard.

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Train Massif de Charlevoix et Chute Montmorency

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Préparation du service à bord du train

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Bref, la magnifique chute Montmorency constitue un point de départ spectaculaire pour initier le voyageur aux beautés de la nature québécoise et l’accueillir à bord d’un train spécialement conçu, dessiné et aménagé pour lui faire vivre une aventure édifiante, gourmande et enrichissante. Le parcours s’accompagne de toutes les émotions sensorielles et le personnel à bord s’assure avec brio de rendre l’expérience agréable, ludique et mémorable. Le train du Massif cadre le panorama à la manière d’une caméra sur rail opérée à même la main d’un maître réalisateur. Les yeux se réinventent des manières de voir et de se perdre dans cette longue et incessante fenestration mobile qui roule lentement au son d’une musique spécialement inventée et composée pour cette croisière ferroviaire. Comme le disait si bien un steward à bord:

« J’adore travailler dans ce train, j’ai une fenêtre de 140 kilomètres pour me remplir l’existence»!

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Une kyrielle de beautés maritimes

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Baie St-Paul au fond des champs, des toits d'église et du presbytère

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Les repas gastronomiques, commandés à l’avance par le client lors de la réservation, sont servis avec diligence et agissent en symbiose sur les papilles gustatives et ce, sous une lumière ambiante qui change de couleur au plafond du wagon, selon la région parcourue. Un voyage de délectation en train ne signifie pas une course contre la montre, mais suppose au contraire la provision d’un moment privilégié pour profiter de quelques heures de bon temps afin de relaxer, s’émerveiller et observer la nature à vitesse réduite. Je vous recommande la crème brûlée de foie gras de canard de La Ferme Basque de Charlevoix, à prendre avec le Sauvignon blanc disponible sur le train.

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Crêpes roulées aux champignons et asperges, Fromage suisse

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Le service à bord est remarquable

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Bisque crémé à l’huile de homard, Raviolis de fromage de chèvre

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Embarquement :

Le convoi passager n’est pas très long. En fait, le train se compose à peine de quelques wagons, mais nécessite deux locomotives! L’une tire à l’avant, l’autre ferme le cortège. L’astuce permet ainsi de faire faire le chemin inverse au train sans devoir le retourner une fois arrivé à la Malbaie. Les anciens wagons à double ponts ont été réaménagés et renforcés de poutrelles d’acier de manière à en faire qu’un seul. L’effet d’atrium ainsi produit dégage l’espace en hauteur et assure une meilleure visibilité grâce aux fenêtres supplémentaires installées au sommet des parois. Les compartiments se composent de deux banquettes doubles avec une table au milieu et donne sur une grande fenêtre. La nappe est mise;  les verres, la coutellerie et la vaisselle seront bientôt mis à partie.

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À chacune des tables,  un Ipad en fonction indique le nom des passagers et leur place dans le compartiment et relaie l’information au fur et à mesure que l’on avance dans la croisière. Un menu interactif,  appelé à se développer dans le futur, contribue de façon dynamique à l’animation du périple. Des images reflètent l’histoire ou le lieu que l’on traverse. Par exemple, lorsqu’on arrive près de Sainte-Anne de Beaupré, l’appareil diffuse des icônes de la région, comme les vitraux mythiques de la célèbre cathédrale.  La musique originale, bien que discrète, agrémente ce voyage bien orchestré. La technologie, loin d’être envahissante,  améliore l’aventure. Les événements naturels comme les autres que l’on façonne s’impriment de plus en plus sur les caméras, les téléphones intelligents et, surtout … sur les neurones de la mémoire humaine.

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Que l’on regarde les battures à Cap Tourmente – estomaqués par ces milliers d’oiseaux en migration – ou que l’on scrute du côté de la montagne – émerveillés par le feuillage d’automne propre à la nature québécoise – il faut se rendre à l’évidence : ce petit train aux péchés mignons renferme des surprises grandeur sublime. Des rivages, des vagues, des feuilles flamboyantes, des étendues d’eau houleuse, de beaux petits villages, des maisons et des domaines qui défient l’envie (péché véniel), des champs, des fleurs et des états d’âme qui provoquent des rêves ou des projets de réalité augmentée!

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Lorsqu’on arrive à Petite Rivière Saint François, notre hôte attire l’attention sur les travaux de construction en cours à la gare de la municipalité. Les amateurs de sports d’hiver seront choyés dès leur arrivé sur place, car le télésiège part directement de la gare pour les amener sur les pistes de ski! On peut déjà imaginer les forfaits forts populaires au cours de l’hiver. On peut partir de Québec, venir y faire du ski, séjourner dans la station ou aux alentours pendant quelques jours et/ou reprendre le train à son retour de la Malbaie vers Québec! D’autres forfaits permettent aux touristes de dormir un soir au Château Frontenac, à Québec, avant de prendre le train du Massif pour aller passer la nuit au Manoir Richelieu à Pointe au Pic. La société du Massif va bientôt ouvrir ses installations hôtelières, dans la région de Baie Saint-Paul. En fait, la construction va bon train à La Ferme! Peu importe l’option que vous retiendrez, le voyage en train, le long du fleuve St-Laurent, constitue l’une des attractions les plus réussies que vous puissiez faire lors de vos vacances.

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En construction: Gare de la Petite Rivière St-François avec Télésiège!

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Le Manoir Richelieu à Pointe au Pic (La Malbaie)

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le cormier et ses fruits rouges

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La marée est basse. Le rivage mouillé reflète le soleil couchant

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Pour de plus amples information: Le Massif de Charlevoix: 418-632–5876

http://www.lemassif.com/fr/train

Si vous avez aimé cet article, prière de revenir au début du texte pour vos commentaires.

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Denis Plamondon

Hokkaido Mon Amour!

By Denis Plamondon

Photos by Sandra D’Sylva and Denis Plamondon

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Rebun flowers with Rishiri volcano in the background

Rebun flowers with Rishiri volcano in the background

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Hokkaido is a very large and unique island, so planning is best if you wish to optimize your journey within a given budget. In a series of articles to come, I will share with you the itinerary we chose, the decisions we made and the discoveries we enjoyed. As it was our first time traveling to this magnificent place, I can only talk about the selected period of our trip, the summer period between July 31 and August 12. Hokkaido has four very distinctive seasons, so you should decide when to go accordingly. In subsequent postings, I will be commenting about the surroundings of Lake Toya (Toyako), the Samurai Festival in Datemombetsu, the thermal and sulfuric landscapes of Noboribetsu, the Ainu museum and its culture in Shiraoi, the winery, the flowers and farmlands of Furano, the end of the railway in Wakkanai, the world of fishery, seaweed culture and other wonders on Rishiri and Rebun islands, and finally, the interesting city of Hakodate. Let’s start with transportation in Hokkaido.

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Transportation

If you are a visitor to Japan, you will certainly benefit from the use of the Hokkaido JR Rail Pass,  but if you are already living in Japan you can only avail yourself of the more restricted Hokkaido Furii Pass or the popular seishun 18 ticket (seishun ju-hachi kippu). If time is not an issue, reaching Hokkaido on a ferry is an excellent option as well (Oarai to Tomakomai Ferry). The shinkansen and limited express trains will bring you there from Tokyo in 4 hours, but you can fly for more or less the same price with a few local airlines.

In reality, you are most likely to use different kinds of transportation, including taxis, during your holidays: we flew to Chitose Airport on the outskirts of Sapporo, and used the shinkansen only at the end on our way back to Tokyo (stopping in Matsushima for a little additional fun). In Hokkaido, the seishun 18 ticket, which allows you to use only local trains, served us perfectly since the slow pace gave us an opportunity to really feel the countryside and meet charming people along the way. From Wakkanai, we crossed by ferry to Rishiri and Rebun Islands. I highly suggest renting a bicycle to go around Rishiri Island, which is a great way to discover the region while keeping your body in shape. We even hitchhiked on Rebun Island after hiking for many hours in the wild. On the return from Wakkanai, we took the overnight bus to Sapporo, which allowed us to save on accommodation as well as time. However, on our way back to Tokyo from Hakodate, we were compelled to use an express train to make up some time.

Beside the great countryside and open spaces you see when taking the train in Hokkaido, the first thing you will remark is the people themselves. Unlike Tokyoites who are often busy with the matrix of their cell phones, Hokkaido inhabitants are happy to see you, help you and stop to chat. The second obvious thing you will soon realize is the smell of diesel (!) as very few lines are electric due the breadth of this island. The third thing about travelling in Hokkaido, and important to be aware of, is the relatively fewer connections and frequencies in the transport system. So plan your holidays well and don’t be in a rush. It’s Hokkaido; it’s huge, exciting and beautiful. There are mountains and volcanoes, rivers and sea shores, farmlands and rice fields, islands and fisheries to explore.

Lake Toya turned out to be a lovely starting point. We decided to start our journey in Toyako, a beautiful location which offers a fireworks display every night during the summer season. (Toyako Onsen was the venue for the recent G8 Toyako Hokkaido Summit). During our 12-day visit to Hokkaido, this is where we found the best value for accommodation at the Kawanami Hotel. We chose a Japanese style room with a fantastic view on the lake. The friendly personnel looked after us well. Facilities include interior and exterior thermal baths (o-furo) which we enjoyed after exhausting hikes in the vicinity, free internet access, a good value restaurant, a small art gallery and a cozy lounge. The hotel proved to be well located to visit surrounding volcanoes like Usu, Showa Shinzan and Nishi-Yama. So don’t hesitate to stay at the Kawanami Hotel; price starts at only 3900 yen per person. For the more information on our journey to Hokkaido, please come back to this site soon.

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Naka Furano, farmlands and Mountains In Hokkaido

Naka Furano, farmlands and Mountains In Hokkaido

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One man Train car going to Wakkanai in Hokkaido

One man Train car going to Wakkanai in Hokkaido

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The Crew's cabin in One man train car! Hokkaido

The Crew's cabin in One man train car! Hokkaido

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Trees in Highland country near Furano Hokkaido

Trees in Highland country near Furano Hokkaido

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Farm with rice fields in Hokkaido

Farm with rice fields in Hokkaido

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Date Samurai Matsuri and 2 horses in DateMembetsu Hokkaido

Date Samurai Matsuri and 2 horses in Datemombetsu Hokkaido

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Showa Shinzan near Lake Toya in Hokkaido

Showa Shinzan near Lake Toya in Hokkaido

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Flowers in a sailing boat on the island of Rishiri, Hokkaido

Flowers in a sailing boat on the island of Rishiri, Hokkaido

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Tunnel on the Hokkaido Raiway system

Tunnel on the Hokkaido Raiway system

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Sunset observed from the Ferry after Rebun, Hokkaido

Sunset observed from the Ferry after Rebun, Hokkaido

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