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Charlevoix par la voie des rails parallèles

Par Denis Plamondon

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Je n’allais pas décliner si belle invitation : Partir à la reconnaissance des abords du fleuve St-Laurent entre Québec et La Malbaie à bord du Train du Massif de Charlevoix. La société que gère le Groupe du Massif Inc. avait réservé  un wagon spécial pour des planificateurs d’événements  de Québec et Montréal afin de nous faire vivre une expérience exceptionnelle et nous faire découvrir des paysages époustouflants. La beauté légendaire de Charlevoix exhibe ainsi ses trésors fabuleux et ses spectaculaires décors inaccessibles autrement que par la voie ferrée. Le voyage s’anime dès notre arrivée au pied de la retentissante Chute Montmorency pour ensuite progresser le long de l’Île d’Orléans, le cap Tourmente, la Côte de Beaupré, Petite Rivière Saint-François et, entre fleuve et montagnes, la Baie St-Paul et Pointe au Pic. Cette balade inopinée entraîne les voyageurs dans une infinie kyrielle de tableaux multicolores qui se modulent au gré de la lumière, du mouvement et des perspectives insoupçonnées.

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Centre d'Accueil du Parc de la Chute Montmorency

Le départ

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Malgré la quiétude qui m’habite ce matin-là, j’ai hâte d’arriver sur les lieux de départ de cette excursion singulière et de stationner ma voiture tout près du bâtiment d’accueil au Parc de la Chute Montmorency.  La structure de verre et de métal donne une vue prenante sur la cascade haute de 83 mètres. Je cherche notre hôte qui me refile avec enthousiasme les billets aller-retour pour monter à bord du convoi migrateur. La salle est bondée. Pendant que les plus réveillés dissimulent mal un sourire espiègle et contagieux, les autres pèlerins refoulent en silence leur entrain derrière une mine ensommeillée ou obnubilée.  La présence d’une effigie plus grande que nature du Bonhomme Carnaval rappelle que l’endroit reste ouvert à l’année et que l’hiver offre aux visiteurs acclimatés ses féeries saisonnières.  Cette année, le train du Massif amènera les skieurs et les amoureux de sports d’hiver à la Petite Rivière Saint-François. Je rêve déjà d’y revenir.

Je profite de quelques moments de grâce avant l’embarquement pour sortir et prendre l’air. Une fine bruine effraie les plus frileux qui préfèrent s’entasser dans l’atrium, alors que la fraîcheur de l’automne me réchauffe le cœur à tout coup. J’ai toujours aimé regarder des chutes quelle que soit la grandeur et de m’inonder de cet univers sonore qui m’enivre, mais je dois vous l’avouer, l’actuelle avalanche hydraulique à grand débit qui déferle devant moi m’impressionne à plus d’un égard.

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Train Massif de Charlevoix et Chute Montmorency

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Préparation du service à bord du train

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Bref, la magnifique chute Montmorency constitue un point de départ spectaculaire pour initier le voyageur aux beautés de la nature québécoise et l’accueillir à bord d’un train spécialement conçu, dessiné et aménagé pour lui faire vivre une aventure édifiante, gourmande et enrichissante. Le parcours s’accompagne de toutes les émotions sensorielles et le personnel à bord s’assure avec brio de rendre l’expérience agréable, ludique et mémorable. Le train du Massif cadre le panorama à la manière d’une caméra sur rail opérée à même la main d’un maître réalisateur. Les yeux se réinventent des manières de voir et de se perdre dans cette longue et incessante fenestration mobile qui roule lentement au son d’une musique spécialement inventée et composée pour cette croisière ferroviaire. Comme le disait si bien un steward à bord:

« J’adore travailler dans ce train, j’ai une fenêtre de 140 kilomètres pour me remplir l’existence»!

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Une kyrielle de beautés maritimes

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Baie St-Paul au fond des champs, des toits d'église et du presbytère

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Les repas gastronomiques, commandés à l’avance par le client lors de la réservation, sont servis avec diligence et agissent en symbiose sur les papilles gustatives et ce, sous une lumière ambiante qui change de couleur au plafond du wagon, selon la région parcourue. Un voyage de délectation en train ne signifie pas une course contre la montre, mais suppose au contraire la provision d’un moment privilégié pour profiter de quelques heures de bon temps afin de relaxer, s’émerveiller et observer la nature à vitesse réduite. Je vous recommande la crème brûlée de foie gras de canard de La Ferme Basque de Charlevoix, à prendre avec le Sauvignon blanc disponible sur le train.

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Crêpes roulées aux champignons et asperges, Fromage suisse

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Le service à bord est remarquable

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Bisque crémé à l’huile de homard, Raviolis de fromage de chèvre

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Embarquement :

Le convoi passager n’est pas très long. En fait, le train se compose à peine de quelques wagons, mais nécessite deux locomotives! L’une tire à l’avant, l’autre ferme le cortège. L’astuce permet ainsi de faire faire le chemin inverse au train sans devoir le retourner une fois arrivé à la Malbaie. Les anciens wagons à double ponts ont été réaménagés et renforcés de poutrelles d’acier de manière à en faire qu’un seul. L’effet d’atrium ainsi produit dégage l’espace en hauteur et assure une meilleure visibilité grâce aux fenêtres supplémentaires installées au sommet des parois. Les compartiments se composent de deux banquettes doubles avec une table au milieu et donne sur une grande fenêtre. La nappe est mise;  les verres, la coutellerie et la vaisselle seront bientôt mis à partie.

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À chacune des tables,  un Ipad en fonction indique le nom des passagers et leur place dans le compartiment et relaie l’information au fur et à mesure que l’on avance dans la croisière. Un menu interactif,  appelé à se développer dans le futur, contribue de façon dynamique à l’animation du périple. Des images reflètent l’histoire ou le lieu que l’on traverse. Par exemple, lorsqu’on arrive près de Sainte-Anne de Beaupré, l’appareil diffuse des icônes de la région, comme les vitraux mythiques de la célèbre cathédrale.  La musique originale, bien que discrète, agrémente ce voyage bien orchestré. La technologie, loin d’être envahissante,  améliore l’aventure. Les événements naturels comme les autres que l’on façonne s’impriment de plus en plus sur les caméras, les téléphones intelligents et, surtout … sur les neurones de la mémoire humaine.

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Que l’on regarde les battures à Cap Tourmente – estomaqués par ces milliers d’oiseaux en migration – ou que l’on scrute du côté de la montagne – émerveillés par le feuillage d’automne propre à la nature québécoise – il faut se rendre à l’évidence : ce petit train aux péchés mignons renferme des surprises grandeur sublime. Des rivages, des vagues, des feuilles flamboyantes, des étendues d’eau houleuse, de beaux petits villages, des maisons et des domaines qui défient l’envie (péché véniel), des champs, des fleurs et des états d’âme qui provoquent des rêves ou des projets de réalité augmentée!

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Lorsqu’on arrive à Petite Rivière Saint François, notre hôte attire l’attention sur les travaux de construction en cours à la gare de la municipalité. Les amateurs de sports d’hiver seront choyés dès leur arrivé sur place, car le télésiège part directement de la gare pour les amener sur les pistes de ski! On peut déjà imaginer les forfaits forts populaires au cours de l’hiver. On peut partir de Québec, venir y faire du ski, séjourner dans la station ou aux alentours pendant quelques jours et/ou reprendre le train à son retour de la Malbaie vers Québec! D’autres forfaits permettent aux touristes de dormir un soir au Château Frontenac, à Québec, avant de prendre le train du Massif pour aller passer la nuit au Manoir Richelieu à Pointe au Pic. La société du Massif va bientôt ouvrir ses installations hôtelières, dans la région de Baie Saint-Paul. En fait, la construction va bon train à La Ferme! Peu importe l’option que vous retiendrez, le voyage en train, le long du fleuve St-Laurent, constitue l’une des attractions les plus réussies que vous puissiez faire lors de vos vacances.

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En construction: Gare de la Petite Rivière St-François avec Télésiège!

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Le Manoir Richelieu à Pointe au Pic (La Malbaie)

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le cormier et ses fruits rouges

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La marée est basse. Le rivage mouillé reflète le soleil couchant

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Pour de plus amples information: Le Massif de Charlevoix: 418-632–5876

http://www.lemassif.com/fr/train

Si vous avez aimé cet article, prière de revenir au début du texte pour vos commentaires.

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Denis Plamondon

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Yabusame Shimogamo Shrine Kyoto Archery Cavalier in action

Yabusame Shimogamo Shrine Kyoto Archery Cavalier in action

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Yabusame Photo Interlude

Photos by Sandra D’Sylva and Denis Plamondon

Japanese traditional horseback martial arts are still very much alive and well organized. Check the following all year round schedule to see where and when you can watch these performances. Today, we propose a photo report of one of these events that occurred in the forest of  Shimogamo Shrine in Kyoto. These photos were taken on May 3rd, 2008.

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Cavaliers at the Yabusame Contest in Shimogamo Shrine in Kyoto

Cavaliers at the Yabusame Contest in Shimogamo Shrine in Kyoto

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Musicians at the Shimogamo Shrine Yasubane Contest, in Kyoto

Musicians at the Shimogamo Shrine Yabusame Contest, in Kyoto

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Yabusane Organizers dressed in traditionnal costume, Shimogamo Shrine, Kyoto

Yabusame Organizers dressed in traditional costume, Shimogamo Shrine, Kyoto

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Yabusame Shimogamo Shrine Kyoto Archery practice

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Yabusame Shimogamo Shrine Kyoto Archery under a Gate

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Yabusame Shimogamo Shrine Kyoto Archery Arrows transfert

Yabusame Shimogamo Shrine Kyoto Archery Arrows transfer

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Yabusame Shimgamo Shrine in kyoto Archery

Yabusame Shimgamo Shrine in Kyoto Archery

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Yabusame Shimogamo Shrine Kyoto Archery fully extended horse legs

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Yabusame Shimogamo Shrine Kyoto Archery

Yabusame Shimogamo Shrine Kyoto Archery

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Reflexion of spectators in a glass Yabusame Shimogamo Shrine

Reflexive glass of Yabusame spectators at Shimogamo Shrine

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Date Samurai Matsuri: Hokkaido

By Denis Plamondon

Photos by Sandra D’Sylva and Denis Plamondon

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Opening of the 2009 Date Samurai Matsuri

Opening of the 2009 Date Samurai Matsuri

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Memento of the Bushido (The Way of the Warrior)

There are many festivals in Japan and finding one in Hokkaido isn’t hard! Japanese enjoy celebrating past events and observing important anniversaries. Hokkaido is no exception to this fervor. When planning a trip to Hokkaido, consider that many events run during the peak summer season, thus the next question on your checklist may easily read: are their festivals worth the effort of traveling so far a field?

This is a question we asked locals at Lake Toyako about the Date Samurai Matsuri (1-2 August 2009). Some responses were uncertain and unenthusiastic. One senior lady we met said with a quiet smile: “when you’ve seen it once …” Nevertheless, trusting a good recommendation and our own intuition, we set-off by train for the town of Datemombetsu … and, we were pleased with the outcome of this 2-day festival. The events of the first day conveniently took place in front of the Datemombetsu JR train station, from 6 pm onwards. Citizens, visitors and contributors alike were greeted by the organizers in typical festival fanfare during the opening ceremnoy, including a sacred blessing and sutra from a visiting monk. A representative from each of the 10 participating floats gregariously introduced themselves to an equally receptive crowd. As the procession of floats, dancers and performers paraded down the town’s main street, onlookers were treated to the usual aromas and resonances of summer in Japan – whiffs of yakitori on the grill, the drum beat of taiko 「太鼓」 – always a great way to stimulate the senses and nourish the soul.

The following day consisted of a historical re-enactment of a samurai procession preparing for battle. The event was short from about 3-4 pm, and held in a large park called “Date Rekishi no Mori” (伊達歴史の森) some 20 minutes walking distance from the JR station. (Nonetheless, it was prudent to arrive early to secure a good spot.) This colorful and imposing production involved as many actors in traditional costume as there were spectators. Armies of samurai (侍) and heavily armored cavaliers paraded across the makeshift battlefield to congregate atop a hill, while an array of banners and flags fluttered in the background and gunmen on bended-knee fired shots into the air from vintage weapons. A contingent of samurai warriors, wearing outfits from the “bushido” (武士道) era, followed with their squires and fabulously adorned horses. Each took a turn to enter the arena and demonstrate their respective skills. The ceremony reached its climatic finale with the lighting of a bonfire and cries for the triumphant return of samurai armies from the supreme commander known as the sodaisho (総大将)or shogun (将軍).

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Order of cart presentation in the parade of 2009 Date Samurai Matsuri

Order of floats in the opening parade during the 2009 Date Samurai Matsuri

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Pushcart at the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

Pushcart-float at the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

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Black and white banner at the 209 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

Colourful banners at the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

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Warriors with their red banner at the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

Warriors in vibrant red at the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

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Archery at the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

A group of archery apprentices choreographically take aim with the grace inherent to this sport. 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido.

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Re-enacting old gun shooting at the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

Re-enacting gun shooting at the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

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Personalizing the "Bushido" or "Way of the Warrior" in the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

Personalizing the "Bushido" or "Way of the Warrior" at the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

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A proud and young samurai? 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

A proud and young samurai at the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

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Cavalry and ground army presentation at the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

Cavalry and ground army presentation at the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

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Inspection and presentation of orders at the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

Inspection and presentation of samurai sections at the 2009 Date Samurai Matsuri in Hokkaido

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Next article: Discover the Geothermal Region of Noboribetsu

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Horikiri Shobuen Gardens:

An Original Iris Matsuri

By Denis Plamondon
Photos: Sandra D’Sylva & Denis Plamondon

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Koto, Shamisen Horikiri Shobuen Station

Koto and Shamisen at Horikiri Shobuen Station

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As summer kicks off with flowers in full bloom, festivals to celebrate irises, azaleas and hydrangeas have been organized across Japan. On June 7th, we decided to go to Horikiri Shobuen Gardens in Tokyo and, as soon as we pulled into the train station, we discovered that most of the neighborhood had gathered for an annual iris festival! Local organizers had closed the main avenue and surrounding small sinuous streets leading to Horikiri Shobuen Gardens allowing hundreds of performers to exhibit their many talents. They had even laid down tatami (畳)mats for spectators to slip off their shoes, sit down and appreciate the show in comfort. Groups of dancers and musicians paraded one after the other for the enjoyment of their suburban audience and the few foreigners like us who had ventured into the heart of Edogawa. Wadaiko (和太鼓)and taiko (太鼓)[Japanese drums], koto (琴)and shamisen (三味線)[three-stringed Japanese banjos], and traditional dances were in abundance, with performers clad in colorful costumes, unusual hats and head bands. A few female performers in particular added a special texture to their folk dances with specially angled geitas (下駄) [wooden shoes].

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Horikiri Shobuen Station Iris Festival

Horikiri Shobuen Station Iris Festival

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Iris Festival Horikiri Shobuen Wadaiko Dancers

Iris Festival Horikiri Shobuen Wadaiko Dancers

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Iris Festival Horikiri Shobuen Dancers Yellow & Orange Outfit

Iris Festival Horikiri Shobuen Dancers

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Iris Festival Horikiri Shobuen Traditional Dance in Streets

Iris Festival Horikiri Shobuen - Traditional Dances in Streets

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Iris Festival Horikiri Shobuen Dancers Group in Black & White Outfit

Iris Festival Horikiri Shobuen - Traditional Dances in the Streets

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Iris Festival Horikiri Shobuen Dancers featuring Geita variation

Iris Festival Horikiri Shobuen - Dancers Featuring Geitas

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Iris Festival in Horikiri Shobuen, Dion Shinyou Taiko Group

Iris Festival in Horikiri Shobuen - Dion Shinyou Taiko Group

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Iris festivals (Shobu Matsuri) in Tokyo are coming to an end soon (June 1 to June 30). Flowers have already reached their peak, but will last until mid-July.  If you miss them this year, make sure to put one of these festivals on your calendar next year. Horikiri Shobuen Garden and Mizumoto Koen Park in Katsushika-ku, or Yoyogi Park, are among the favorites.

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Iris Violet Horikiri Shobuen Gardens

Violet Iris - Horikiri Shobuen Gardens

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The variety of these flowers is phenomenal . The beauty in their colors and the care that gardeners take to provide them with the best conditions are worth a yearly visit.  Admiration, contemplation and peace are surely the best words to express one’s state of mind when experiencing this extraordinary diversity of nature.

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Iris Violet Unique Horikiri Shobuen

Horikiri Shobuen- Unique Iris Variety

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For more information: see related articles in The Nihon Sun 1) Yomeiri Fune: Wedding Ships Set Sail in Japan and 2) Meiji Jingu Iris Garden

In Spanish: Flores de Iris

In Japanese: 堀切菖蒲園

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Field of Iris in Horikiri Shobuen Gardens

Field of Irises at Horikiri Shobuen Gardens

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Iris viewing rapidly produces a sound peace of mind.
Iris Festival Horikiri Shobuen Flowers through a Stone Lantern

Iris Festival at Horikiri Shobuen- Irises Seen Through a Stone Lantern

Japanese Lanterns Produce Light as Well

By Denis Plamondon

Photos by Sandra D’Sylva & Denis Plamondon

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Kitano Tenmangu Shrine, Golden lanterns under the drops of rain

Kitano Tenmangu Shrine, golden lanterns under the rain

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What image pops up in your mind when someone mentions a lantern in Japan? If you pass by a yakitori restaurant and the smell of grilled meat begins to tease your senses, you might think of a red paper lamp in front? The same lantern also indicates the location of an Izakaya (Japanese bar). When hundreds are aligned in the trees along a path, you may be looking forward to joining a festival around the corner? Or the sight of another white paper lamp in a doorway could suggest that night is approaching? In fact, very few of us will think of a Japanese lantern as solely decorative.


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Stone Lantern at Kitano Tenmangu Shrine in Kyoto durig Ume Matsuri

Stone lantern at Kitano Tenmangu Shrine in Kyoto during Ume Matsuri (plum blossom festival)

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In your search of knowledge and quest for meanings while visiting Japanese temples and gardens, you will come to discover a wide variety of lamps and lanterns. Style, shape, material, color and location are aspects to consider in evaluating these beautiful objects. They are mostly made of stone (ishi-doro) and paper (chochin or bon-bori), and many adorn Japanese characters (chochin-moji). You will also find them in bronze, metal, wood and a combination of materials. According to its locality, a paper lantern will also bear a particular crest – indicating a mountain temple for example.

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Magnificient Bronze Lanterns at the Sacred Taiyuin Temple in Nikko

Magnificent bronze lanterns at the Sacred Taiyuin Temple in Nikko

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Lamps and Lanterns in Japan Have a Long History

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The origin of the lantern is attributed to China and was introduced to Japan by Korean monks in the 6th century along with Buddhism. There are many questions as to why Buddhism, a religion with no god, was so rapidly adopted by the Japanese whose animist religion (Shintoïsm) depicts many gods. Buddhism was able to give answers as to what to do when a person is deceased. The recitation of sutras and the ‘enlightening of souls’, symbolized by lanterns, gave the Japanese another understanding of the spirits they fear so intensively.

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Wooden lanterns on the way to the Shrine in the beautiful village of Kibune, near Kyoto

Wooden lanterns on the way to a shrine in the beautiful village of Kibune, northern mountains of Kyoto

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Lanterns attached to a Cart during Gion Matsuri in Kyoto

Lanterns attached to a float during Gion Matsuri in Kyoto

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For a very long time, lanterns were only seen at temples as a part of ceremonies, with the intention of illuminating souls. In this manner, offering light is a spiritual gesture and carries profound meaning while transcending the physical notion of light per se. During the long history of Japanese Buddhism, giving a lantern to a temple was a recurrent and popular gesture among warlords and daimyos. Some authors and historians have suggested that they did so due to fear that the spirits of victims they’d killed would return; thus, a stone lantern was a good insurance policy to calm the anger of evil spirits, which could be reminiscent of a strange fusion between Shinto and Buddhist practices and beliefs (I will post an article on this matter later.) Whatever may have been their intentions, warlords have donated a phenomenal quantity of stone and bronze lanterns to temples and shrines all over Japan. Consequently, it has given many artists a chance for expression and communication of an important heritage to younger generations.

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Bronze Lanterns in Nigatsu-Do in the Todai-Ji Complex in Nara

Bronze lanterns in Nigatsu-Do in the Todai-Ji Complex in Nara

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Stone lanterns at Kitano Tenmangu Shrine in Kyoto during Ume Festival

Stone lanterns at Kitano Tenmangu Shrine in Kyoto during Ume Festival

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During the Azuchi-Momoyama period (1568-1600), a famous great tea master, Sen-no-Rikyu, started to assimilate stone lanterns in gardens as a way to “provide illumination for an evening tea ceremony”. This new direction was decisive and one can still see these vestiges very much sculptured in the overall landscape surrounding temples. Nowadays, stone lanterns are part of the Japanese garden design and well integrated among other features; in such an environment, their functionality is purely aesthetic. The perception of their beauty gives “light”. Conversely, lanterns and paper lamps in temples and shrines are still lit with actual fire or electricity. There are numerous festivals across Japan where visitors are invited at dusk to enjoy the splendor of their illumination. The Obon Matsuri is one of them (Visit the beautiful photo album of Gino T. Manalastas). Furthermore, in the surroundings of Kasuga Grand Shrine in Nara, more than 2000 stone lanterns are lit twice a year (February and August).

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Stone Lantern in Katsura Garden, Imperial Villa near Kyoto

Stone lantern in Katsura Garden, Imperial Villa near Kyoto

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Stone lantern perfectly integrated in the garden of Manshu-In, Kyoto

Stone lantern perfectly integrated in the garden of Manshu-In, Kyoto

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Stone Lantern in Shugaku-In, Imperial Villa in Kyoto

Stone lantern in Shugaku-In Imperial Villa in Kyoto

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Huge paper lantern in Yamashina. Stone lanterns in the lower background

Enormous paper lantern in Yamashina; bronze lanterns in the lower background

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Paper lantern in Kitano Tenmangu Shrine in Kyoto

Paper lantern in Kitano Tenmangu Shrine in Kyoto

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Golden lanterns in a mountain small temple between Kurama & Kibune, near Kyoto

Golden lanterns in a small mountain temple between Kurama & Kibune, near Kyoto

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A choregraphy of lights during Obon Matsuri on the Mount Hiei, Kyoto

A choreography of lights during Obon Matsuri on Mount Hiei, Kyoto

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To learn more about the stone lantern and especially about the  2000 units around  Kasuga Grand Shrine in Nara.
To learn about the art f the Japanese gardens and the variety of stone lanterns
More on the Buddhist Gardens with this links.

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Le célèbre marché de Tsukiji à Tokyo

Par Denis Plamondon
Photos de Sandra D’Sylva & Denis Plamondon

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Secteur du Marché Coin Harumi-Dori et Shin Ohashi-Dori

Secteur du Marché Coin Harumi-Dori et Shin Ohashi-Dori

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Le marché de poisson de Tsukiji, à Tokyo, rafle la palme du plus gros marché de poisson au monde. Il met en circulation près de 3,000 tonnes métriques de produits de la mer à chaque jour. Ses produits atteignent toutes les ramifications de la ville de 12 millions d’habitants avec une efficacité déconcertante. Vous connaissez Tsukiji? Sa réputation dépasse largement les frontières du pays et représente l’attrait touristique le plus couru de Tokyo. Son succès n’est pas sans occasionner des problèmes de logistique et d’adéquation dans les relations interpersonnels entre les 65,000 employés qui y travaillent à longueur d’année et la marre de touristes qui l’envahisse à tous les jours, sauf le dimanche. Le gouvernement du Tokyo métropolitain a même dû émettre une mise en garde en décembre 2008 afin d’ interdire l’accès du public aux espaces réservés à la mise aux enchères du thon, de loin l’attraction la plus recherchée du marché. L’embargo est levé, mais le public doit se conformer à de nouvelles consignes.

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Le marché de poisson de Tsukiji

Le marché de poisson de Tsukiji

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Aire de circulation centrale au marché de Tsukiji

Aire de circulation centrale au marché de Tsukiji

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Une visite au marché de Tsukiji est excitante. Le circuit passionne par son excentricité, la fraîcheur et l’abondance du poisson. L’exercice s’inscrit au chapitre de l’éducation, car les découvertes et les démonstrations sont fort instructives. L’endroit grouille d’activités et de soubresauts : Des camions, des lifts, des chariots motorisés et des bogheis filent dans les corridors étroits du marché, car le transport rapide de cette infinie variété de produits marins est primordial. Les touristes ébahis ou à moitié endormis côtoient et se frottent à tous les corps de métiers qui s’y activent, vendeurs en gros, comptables, crieurs à l’encan, distributeurs, acheteurs et intermédiaires, boutiquiers, employés et manouvriers.

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La valse des chariots motorisés circulant à vive allure

La valse des chariots motorisés circulant à vive allure

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Un peu d’histoire

Le marché en gros tire ses origines de la période Edo alors que le premier Shogun, Tokugawa Ieyasu, le grand bâtisseur de Tokyo au 16e siècle, donna des droits de pêche à quelques privilégiés afin d’approvisionner le château d’Edo; les pêcheurs vendaient les surplus dans les environs du pont de Nihonbashi et, avec le temps,  le marché prit de l’expansion. Après le grand tremblement de terre de 1923, la plupart des marchés de poisson étant détruits, la Ville de Tokyo ordonna la construction d’un marché central pour la vente en gros des produits de la mer.

Explorer  les charmes de la délectation

Est-ce l’événement en soi qui génère autant de charisme ou  la facination vient-elle en partie de la préparation singulière que s’impose le visiteur éphémère? Disons le d’emblée, il faut se lever tôt pour jouir de cette expérience unique et grisante. Dès 3 heures du matin, les produits de la mer arrivent du monde entier par bateau, rail, camion ou par avion. Rappelez-vous que le métro ouvre ses portes entre 5h00 et 5h15 du matin, selon les stations.

La  plus impressionnante de ces activités matinales demeure, sans contredit, la mise aux enchères de ces superbes thons congelés que l’on aligne sur le parquet de la bourse marine.

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Les thons les acheteurs analysent le produit avec attention

Les thons alignés, les acheteurs analysent le produit avec attention

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I faut toujours surveiller ses arrières

I faut toujours surveiller ses arrières

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Dans l’enceinte de cette mise aux enchères, oubliez les gadgets de la ville électronique d’Akihabara. Le folklore, la tradition et les réflexes ancestraux ont préséance sur les prétentions du virtuel. Les acheteurs se promènent entre les torpilles de poisson, lumière de poche à la main, analysent la qualité de la chair, notent sur un petit carnet le prix qu’ils sont prêts à payer et passent au suivant. Vers 5 heures 20, un crieur actionne une cloche et le marathon des enchères commence. Le débit est rapide, le spectacle, captivant. Pendant que des centaines de touristes s’entassent sur un étroit corridor de 30 mètres de long par moins de 2 mètres de large, les lots de poissons passent d’un propriétaire à l’autre le temps que l’encanteur balbutie un chapelet de mots incompréhensibles. Vers 7 heures du matin, le tout est liquidé. L’urgence continue de pousser les acteurs de cette tradition vivante à garder la cadence et la vigueur du tempo, car c’est de la fraîcheur du produit qui en dépend. La ville se réveille, les cuisines s’animent, les habitants auront faim. Il faut maintenir le rythme. Ainsi va la vie japonaise.

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Les enchères commencent, le crieur donne un spectacle intriguant

Les enchères commencent, le crieur donne un spectacle intriguant

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Après l'achat du thon congelé, la course contre la montre

Après l'achat du thon congelé, la course contre la montre

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La coupe du poisson congelé à Tsukiji

La coupe du poisson congelé à Tsukiji

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Après la coupe du thon congelé, la distribution

Après la coupe du thon congelé, la distribution

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L'enchère du thon frais à Tsukiji

L'enchère du thon frais à Tsukiji

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Les chariots s’activent, les trancheuses électriques découpent le poisson congelé alors que des poissonniers émérites émerveillent la galerie avec la beauté de leur art, la dextérité de leurs gestes et leur agilité à manier le couteau et la scie tranchante. Le sol de béton est mouillé, la glace est omniprésente.

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Trois hommes manient la scie pour découper le thon

Trois hommes manient le couteau pour découper le thon

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Le coupeur et le comptable à Tsukiji

Le coupeur et le comptable à Tsukiji

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Le thon en pièces dans un présentoir à Tsukiji

Le thon en pièces dans un présentoir à Tsukiji

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Il est temps de découvrir la variété de fruits de la mer et d’anticiper la nostalgie d’une vie à proximité, car les prix sont excellents, le choix intarissable. Il existe plein de boutiques aux  produits séchés, d’articles de cuisine, de couteaux, de céramiques, etc. Il y a aussi plusieurs restaurants à sushi dont il faut à tout prix essayer. À huit heures le matin, o n se fait plaisir et la dégustation de sashimis délicieux peut commencer. Après plusieurs visites dans ce marché exquis et les restaurants qui l’entourent, je vous recommande le “Sushizanmai” – une chaîne de restaurants spécialisés dans les sushis- autant pour la qualité de la nourriture que pour l’ambiance et la gentillesse du personnel souriant qui s’anime dès que vous ouvrez la porte et qui demeure à votre disposition en s’assurant de votre confort.

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Le restaurant de sushi "Sushizanmai" près de Harumi-Dori

Le restaurant de sushi "Sushizanmai" près de Harumi-Dori

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Après ce festin exceptionnel, dirigez-vous vers Ginza. Prenez la rue Harumi-dori, vous êtes à 5 minutes de marche à peine du célèbre théâtre Kabuki de Ginza.

Le marché de Tsukiji déménage

Selon le Japan Times, le gouvernement métropolitain de Tokyo désire relocaliser le marché de Tsukiji en 2012, dans le district de Koto sur une île artificielle qui contient des contaminants, près du front de mer d’Odaiba. Malgré les pressions du public et les recherches additionnelles du gouvernement afin de vérifier le bien fondé des opposants, il est quasi certain que le projet ira de l’avant. L’opposition est d’avis que la raison principale de ce déménagement se trouve davantage dans le projet de construction d’un “Centre des Médias” pour les jeux olympiques de 2016.

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Un guide en ligne pour visiter le marché et qui contient des informations très utiles est disponible.   Il renferme également des statistiques de 2004 sur le volume, la quantité et la variété des produits transigés dans le marché de poisson, fruits et légumes.

Si vous voulez écrire un commentaire, prière de retourner au début de cet article.

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